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Savoir dire « non » pour dire de vrai « Oui »

Ce n'est pas toujours facile de dire non

Imaginez que vous soyez en train de vivre une semaine assez intense et éprouvante, que vous avez beaucoup à faire.

Vous êtes épuisé(e) et attendez avec impatience votre week-end pour prendre le temps de vous reposer.

Vous le sentez dans tout votre corps.  

Un ami vous appelle et vous demande de venir l’aider à déménager pendant le week-end.

Vous réfléchissez et vous pensez aux tâches que vous avez à faire pour vous. 

Vous sentez peu à peu que si vous répondez favorablement à cet ami, vous n’êtes pas aligné(e) : 

Quelque part, en répondant OUI à cette demande, au fond de vous, vous savez que vous allez vous laisser de côté. 

Je pense que nous avons tous fait face à cette situation au moins une fois dans notre vie  🙂

Que faites-vous ? 

Que répondez-vous à cet ami ? 

Certaines personnes vont toujours dire oui même si ce n’est pas possible pour elles, et cela va finir par engendrer de la frustration. 

Dans ma carrière de thérapeute, j’ai constaté que bien souvent, les personnes qui n’arrivent pas à dire non ont une image négative d’elles-mêmes. 

En réalité, elles accordent plus d’importance à l’autre et à ses désirs.

Malgré tout, cela reste un problème pour elles au quotidien. 

Elles aimeraient arriver à dire non sans ressentir de culpabilité

Si vous vous sentez concerné(e) par ce problème, je vous invite à lire cet article (et à prendre des notes). 

Je vous donne deux conseils facilement applicables au quotidien pour vous aider à dire non quand c’est nécessaire pour vous et avec plus de facilité.

Vous vous sentirez ainsi plus aligné(e) avec vous-même. 

On y va ? 

1. Je dis "oui " par envie même si je suis débordé(e)

Vous êtes d’accord de rendre un service à un proche ou un ami par envie.

Au fond de vous, vous sentez que c’est quelque chose que vous pourriez faire et que vous aimeriez faire pour venir en aide à cette personne.

Seulement, vous savez aussi que vous êtes débordé (e) en ce moment et que vous n’avez pas de temps.

En répondant favorablement, vous savez pertinemment que vous allez rajouter du stress dans votre vie, travailler plus tard le soir voire même oublier votre propre week-end dont vous avez tellement besoin. 

Vous entendez comme une petite voix qui vous avertit que ce n’est pas le bon moment pour vous d’accepter. 

Ce genre de situation arrive plus fréquemment qu’on ne le pense, parfois même sans qu’on ne s’en rende compte. 

Quelle est votre première action à faire dans ce cas ?

Conscientiser ce qu’il se passe lorsque vous sentez cette situation se dessiner. 

Posez-vous.  

Prenez un instant pour vraiment réfléchir à ce que vous allez vous imposer en acceptant.

Même si au fond de vous vous êtes d’accord, vous savez que ce n’est pas le bon moment.

Voici mon premier conseil et une réponse que vous pourriez formuler à cette personne  : 

“Je pourrais t’aider et te rendre ce service, mais pas maintenant”.

Ce qui est intéressant, c’est que vous avez envie de rendre ce service parce que c’est quelque chose que vous savez faire et qui vous intéresse.

Malgré tout, vous voulez rester aligné (e) avec vous même et vous savez que votre réponse est non.

L’idée ici est de lui dire non de manière plus douce et délicate : 

“Oui je pourrais le faire mais pas maintenant”.

C’est une autre façon de dire non et vous allez vous donner une latitude de temps pour le faire.

Ainsi, votre interlocuteur va avoir le choix de dire  : 

“j’en ai besoin maintenant donc ok, je comprends.”

Ou alors il va patienter et ainsi vous n’aurez pas de pression. 

J’ai écrit un article très complet sur la communication en Gestalt.

Je vous invite à le découvrir en cliquant sur ce LIEN.

Dans notre école, nous avons une façon très efficace et polarisante d’expliquer les mécanismes de la communication. 

2. Je vais avoir tendance à dire oui, mais ce n’est pas ok pour moi.

Là c’est tout un autre sujet. 

Je connais beaucoup de personnes qui vont avoir l’habitude de dire oui à des choses qui ne leur plaisent pas, qu’elles ne savent pas faire ou qui ne leur conviennent pas.

Je dirais que ce genre de situation est plus embêtant à vivre au quotidien.

Si vous avez l’habitude de vous retrouver dans ce genre de situation, voici mon deuxième conseil : 

Prenez le temps de réaliser qu’à l’intérieur de vous, il y a une opposition au fait de rendre ce service. 

Vous sentez que vous n’avez pas envie de le faire.

Autorisez-vous à vous dire que cela ne vous convient pas.

Cette étape va être importante parce qu’elle va vous aider à sentir que : 

“non c’est pas ok pour moi”

Vous allez ainsi vous donner de la force pour réussir à dire “non” de manière diplomatique et de dire  : 

« Écoute, non, mais par contre je suis sûre que tu peux trouver quelqu’un qui va vraiment pouvoir répondre à ta demande”. 

Ce qui va vous aider, c’est de ne pas dire un “non” sec qui va être difficile à prononcer.

Du coup, le focus ne va pas être seulement sur le non, il va être aussi sur :

“je suis sûre que quelqu’un va pouvoir t’aider à le faire”. 

C’est plus facile à dire parce que ça va vous enlever toute forme de culpabilité.

Vous allez ouvrir une porte sur l’idée que cela va pouvoir être fait mais par quelqu’un d’autre. 

Comment tout cela résonne en vous ?

Clarifiez ce qui résonne en vous pour être aligné (e) avec vous même

Je vous l’accorde : 

Il n’est pas toujours facile au début de suivre son instinct et son intuition.

La Gestalt va vous permettre de clarifier avec précision ce que vous ressentez au fond de vous. 

Vous allez ainsi mieux savoir ce que vous devez accepter et ne pas accepter dans votre vie et clarifier ce qui est bon pour vous et ce que vous devez lâcher.

Dans notre école, nous apprenons à nos élèves à prendre la responsabilité de leur état intérieur.

Ainsi, ils arrivent à mieux s’affirmer dans leur vie de tous les jours et à mieux gérer leurs émotions et leur culpabilité.

Ils ont plus de confiance en eux et vont créer leur propre espace de choix.

Un de nos concepts forts de la Gestalt est de dire que : 

“ Nous avons tous un espace de choix, même s’il est petit”.

Partagez-moi vos résonances en commentaire en base de cet article, je serais très heureux de les lire. 

 Si vous avez envie d’aller plus loin dans votre développement personnel ou que vous avez envie de démarrer une nouvelle passion en aidant les autres, je vous invite à réserver votre rendez-vous avec un de nos conseillers pédagogiques. 

Lors de cet appel, vous pourrez poser toutes vos questions sur nos formations. 

Il vous suffit de cliquer sur ce LIEN et de remplir un formulaire en choisissant un créneau à votre convenance. 

Alors pourquoi pas vous ?

Showing 8 comments
  • jacqueline lesage
    Répondre

    Le 2ème exemple me parle
    C’est exactement ce que je vis au quotidien dans mon travail
    Je comprends beaucoup de choses et pourtant très difficile de dire non
    Je suis victime exploitée abusée dans ma vie professionnelle
    Je suis stressée et angoissée

  • sandrine THIVRIER
    Répondre

    Merci pour cet article qui effectivement résonne en moi. Pour ne pas avoir osé dire non pendant des années, j’ai appris à mes dépends que cela peut entrainer un malaise, un mal-être très profond. Aujourd’hui j’apprends à me respecter tout en respectant l’autre. Je me donne le droit de dire non, même si parfois c’est difficile, ce qui me permet d’accepter que l’autre me dise non aussi. Merci pour ce partage

    • Aurelie pour l’École Humaniste de Gestalt
      Répondre

      Merci pour votre message Sandrine

  • Francesca Debas
    Répondre

    Je vous remercie, cela m’aide beaucoup….
    C’est un travail aux quotidiens….
    Je me focalise actuellement sur comment modifier mes habitudes alimentaires…trouvées une approche souple face aux mauvaises habitudes de consommation…
    Cela devient compliqué quand les choix sont limités par crainte de ne être en bonne santé….j’ai tendance à compenser sur les quantités…, certaines fois en excès durant les périodes lunaires ou tous simplement hormonales….avoir besoin de plus ou vide à combler…
    Je vous remercie à vous et votre équipe.
    Si vous avez déjà travaillé sur le sujet, j’aimerais connaître vos astuces…. lâcher prise ou reprogrammer le subconscient dans le sens ou je suis déjà combler…
    Je vous remercie à vous et à votre équipe.
    Cordialement
    Francesca

  • Christelle
    Répondre

    Apprendre à dire non est toute une problématique pour moi. J’adore cette idée de « vrai oui ». Pour moi, un « vrai oui » est un « oui » extérieur qui provient d’un « oui » intérieur. Je comprends grâce à cet article, à mon travail en thérapie et à la formation de l’école que ma réponse habituelle à une demande est un « non » à l’intérieur (non, je n’ai pas le temps, non, je ne veux pas, non, ce n’est pas juste, non, c’est pas vrai, ça tombe encore sur moi…) qui débouche sur « un faux oui » à l’extérieur (oui je vais le faire mais ça ne me plait pas…) et cela se ressent à l’extérieur. C’est frustrant pour la personne qui donne et pour celle qui reçoit. Je commence à comprendre que j’ai d’abord besoin de dire « oui » à l’intérieur : oui, je sens que cette demande n’est pas juste, oui, pour l’instant on continue à m’en demander toujours plus, oui, c’est dans cette situation que je me retrouve encore… et de dire un « non » à l’extérieur qui soit plus doux et juste : non, je ne vais pas pouvoir faire cela parce que… par contre, je peux faire… ou alors de dire un oui qui soit un « vrai oui ». Merci !

  • Isabelle
    Répondre

    Merci Arnaud, encore un sujet fort intéressant !
    Savoir dire non facilite tellement les relations, évite la culpabilité, les ressentis négatifs, le sentiment de devoir, de toujours passer après l’autre, … et tant d’autres encore.
    Cela éclaircit les relations, les fluidifie, les rend plus douces, légères, … plus supportables, plus agréables, plus respectueuses des besoins ou désirs de chacun…
    c’est essentiel mais ce n’est pas toujours facile à exprimer !
    Et pourtant c’est savoir se dire oui à soi…

  • Marie Place
    Répondre

    Dans la vie professionnelle c’est difficile de dire non à des obligations officielles ou venant d’une hiérarchie dont dépend votre avancement…Or en tant que professeur je ne retrouve plus mes valeurs dans les injonctions actuelles. Se résigner ou démissionner à 55 ans.

  • Lara
    Répondre

    Merci pour cet article qui met le focus sur le lien entre le champ interne et externe, entre le savoir être, penser et faire, la cohérence ou pas dans notre self. est ce que notre langage reflète ce que nous sommes réellement, est il au service de l’amour ou de la haine? Et par conséquent sera t il au service de l’autre, au service de son processus d’évolution ou pas ? Pour moi, le langage est un potentiel puissant dans la vie, il s’agit de notre singularité à la recherche de la singularité de l’autre. Savoir dire un Non juste renvoie à notre propre limite, notre frontière contact, au cadre sans lequel rien d’authentique et de juste ne pourra voir le jour. J’aime relever le parallèle entre Non et Nom, c’est très signifiant. Merci encore pour cet article inspirant.

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