Est-ce que je suis enseignable ?

Un néologisme pour parler d’une question ancestrale

 

Il était une fois en Chine, il y a très longtemps, un jeune homme avide de connaissance, qui décida d’aller voir un vieux Maître réputé pour sa sagesse. Plein d’espoir, le jeune homme se met en route et arrive chez le Maître. Ils font ensemble la cérémonie du thé. C’est le Maître qui sert le thé, le jeune homme est étonné. Le Maître remplit la tasse de son visiteur, qui commence à boire. Puis il pose sa tasse et il dit au Maître : « Maître, je voudrais apprendre ». Le Maître reprend la théière et verse du thé dans la tasse du jeune homme. Le thé déborde, mais le Maître continue à verser. « Maître, que faites-vous » ? Le Maître répond : « Cette tasse est comme ton esprit, petit scarabée. Ton esprit doit déjà se vider de ce que tu crois savoir pour pouvoir apprendre de nouvelles choses ».

 

Les formateurs à l’IFAS posent cette question aux stagiaires : Etes-vous enseignable ? Suis-je enseignable ?

C’est une question très importante à se poser au début et aussi à la fin d’un stage, ou d’une année de formation : Qu’est-ce que j’ai appris ? Est-ce que je me suis autorisé à apprendre ? Est-ce facile pour moi d’apprendre ?

L’apprentissage : l’idée est de se mettre dans un état d’esprit positif vis-à-vis de l’apprentissage.
Qu’est-ce qui pourrait vous gêner ?

Apprendre est un processus qui nous renvoie à notre estime de soi et ce n’est pas toujours facile.

Si on est dans un type d’estime de soi en hyper (pour simplifier, trop de narcissisme) on croit que l’on sait tout : Je le sais, tout ça, parce que au fond de soi, on se sent supérieur et donc mis en défaut si l’on peut apprendre quelque chose.
Pouvez-vous valider les choses que vous savez, que vous avez apprises et réfléchir à ce que vous pourriez faire pour augmenter votre niveau d’enseignabilité ? En vous sentant toujours en contact avec votre valeur quand vous apprenez des autres.

Mais se dire que l’on sait déjà tout c’est aussi une défense contre l’apprentissage.
C’est vraiment intéressant de s’ouvrir au nouveau, d’apprendre de nouvelles choses en allant de plus en plus dans la subtilité.
Tous les philosophes, depuis l’antiquité, disent que plus on en sait, plus on a conscience que l’on ne sait rien.
Socrate disait « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien … ». Plus on a des connaissances, plus cela rend humble : « J’ai à apprendre de chacun chaque jour ».

 Apprendre ça ne veux pas dire être d’accord avec tout, c’est garder son libre arbitre et sa liberté de penser.

Les personnes ayant un type d’estime de soi en hypo (pour simplifier, pas assez de bon narcissisme) ça serait plutôt : Apprendre ça veut dire que je ne sais pas et c’est terrible de ne pas savoir.

Cela pourrait aussi être une idée comme : « J’ai eu de mauvaises expériences à l’école, de toute façon je suis pas assez intelligent ou je ne retiens rien ».
Dans ce cas, au fond de soi, on se sent inférieur dans le fait d’apprendre quelque chose.
Il peut être important de changer ses croyances sur soi, développer des croyances plus positives, valider ses progrès pas-à-pas.

 

Les résistances inconscientes : l’exemple du temps et des horaires.

Dans un premier registre.

Nos stagiaires, dès le stage découverte, et bien sûr après, apprécient beaucoup notre cadre dans lequel on réfléchit à la question des horaires.
Quand vous arrivez en retard, ou même très juste, il faut comprendre que vous n’êtes pas enseignable, pendant une heure ou pendant toute la matinée, parce que vous devez gérer votre retard. Soit vous vous excusez, soit pas, et il est important de regarder vos raisons et surtout votre processus avec cela.

Quand vous arrivez dans le groupe, vous portez ça, et pendant 1 heure, ou toute la matinée, vous pouvez continuer à le porter.
Ça peut toujours arriver à un moment ou à un autre bien sûr, mais quand ça arrive régulièrement, c’est de l’ordre de notre responsabilité. Comme par exemple dans la vie, il y a des personnes qui ratent régulièrement leur train, et d’autres qui ne le ratent jamais.

Dans un autre registre proche de l’enseignabilité.

Il y a aussi des personnes qui arrivent toujours en retard en thérapie, et on peut se demander : est-ce qu’ils sont complètement thérapisables ?

Travailler le retard, c’est faire de la thérapie aussi : Comment est-ce que je m’organise pour ne pas être à l’heure, est-ce une résistance, une façon de ne pas me donner assez d’importance, d’exprimer une ambivalence à changer.

 

C’est intéressant de regarder votre expérience de l’apprentissage à travers cette question : Êtes-vous enseignable ?

Êtes-vous enseignable en général, et aussi êtes-vous enseignable dans l’instant ? Parfois en stage vous êtes très pris par des préoccupations extérieures, alors vous êtes là mais vous n’êtes pas enseignable.

Quelques outils :

On peut garder l’idée de page blancheComment est-ce que je peux aborder ce sujet-là en étant dans cette ouverture ?
Qu’est-ce que je résiste à apprendre ?

En en étant plus conscient, vous pouvez mettre vos préoccupations dans une boîte de transformation (un exercice que vous pouvez apprendre à faire dès le stage découverte à l’IFAS) pour retrouver plus de présence.
L’idée c’est : Est-ce que je suis disponible dans un partage, dans une expérience ?

 

Nous ne cessons d’apprendre tout au long de notre vie et cela nous permet de garder un cerveau actif qui restera jeune plus longtemps. C’est pour cela qu’il est important de s’interroger sur notre capacité à apprendre, à être enseignable pour, si besoin, l’ajuster et profiter pleinement de nos expériences.

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